Les startups africaines luttent contre le réchauffement climatique

Les startups africaines luttent contre le réchauffement climatique

Le continent africain n’est pas épargné par le réchauffement climatique et ses effets se font déjà ressentir. Sécheresses record dans la Corne de l’Afrique et au Sahel, vagues de chaleur en Afrique du Nord, montée des eaux du lac Tanganyika, érosion côtière en Afrique de l’Ouest… Autant de chamboulements climatiques qui ont un impact sur les populations et causent des migrations et des famines.

Mais face à cette problématique mondiale, certains pays africains ne restent pas les bras croisés. Peu à peu, l’innovation se développe malgré les difficultés latentes. Des startups proposent de répondre aux problématiques locales mais aussi de participer à la recherche mondiale de solutions technologiques plus écologiques.

Dans ce contexte de COP27 qui se poursuit jusqu’au 18 novembre à Charm el-Cheikh en Egypte, Techniques de l’Ingénieur propose un aperçu de la filière de l’innovation en Afrique, qui est très hétéroclite selon les pays. Encore en marge à l’échelle internationale, le développement de cette filière pourrait ainsi contribuer au paysage scientifique mondial.

Pour commencer, Annick Suzor-Weiner, présidente de l’Association pour la promotion scientifique de l’Afrique (APSA), revient sur l’état des sciences en Afrique. Elle dépeint les freins au développement de la recherche et de l’innovation sur le continent, et propose des solutions pour faire émerger cette filière. Particulièrement évoqués, les problèmes de financement touchent presque tous les pays et poussent les scientifiques et entrepreneurs à quitter le continent. Lancer des startups pourrait être une solution à la crise de l’employabilité et à la fuite des cerveaux.

Favoriser et accompagner l’entreprenariat, c’est justement le fer de lance de Fabrice Ntchango, ingénieur en gestion de projet et fondateur d’Akewa. Depuis près de 10 ans, l’incubateur Akewa accompagne les startups gabonaises et crée des projets de soutien à l’entreprenariat en collaboration avec d’autres pays africains. Fabrice Ntchango, souhaite miser sur l’innovation, notamment dans le développement durable. Selon lui, l’innovation à l’échelle mondiale devra passer par la jeunesse africaine.

Pour comprendre cette filière de l’innovation, rien de mieux que se pencher sur des exemples particuliers. En Algérie, la start-up Green Al vend des biodigesteurs pour que les particuliers en zones isolées, les agriculteurs ou les restaurants créent leurs propres biogaz et électricité à partir de leurs déchets. Initialement pensée pour les zones désertiques ayant peu accès à l’énergie, la solution de Kheira Nawel Benaissa, la fondatrice de Green Al, s’exporte et intéresse aussi l’Europe.

Enfin, en Tunisie, la start-up DrillSERV développe une solution de suivi de la variation des nappes phréatiques grâce à une application mobile. Son but : prévenir la surexploitation et l’épuisement des ressources en eau. Mais si cette application permet de mieux gérer les ressources, le cofondateur Ahmed Aouiti rappelle qu’elle ne peut pas être une solution au stress hydrique car le réel problème, c’est le changement climatique. Il conclut : « C’est une question majeure et toute l’humanité doit intervenir ».

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